27 juillet 2026 · Karim El Yazidi
Formats courts : la fatigue créative a un calendrier
Les plateformes poussent des durées plus brèves. Les équipes de Sète constatent surtout un rythme de renouvellement que les studios internes ne tiennent plus.
Le format court n’est pas une esthétique. C’est une cadence. Lorsqu’un levier demande un renouvellement toutes les dix à quatorze jours, le coût réel n’est plus l’enchère : c’est la file d’attente du studio.
Nous avons demandé à six directions de communication, entre Montpellier et Marseille, combien de variantes elles tiennent réellement. La médiane : quatre films actifs, pas vingt. Le reste est du recyclage de plans, visible dès la troisième seconde.
Une lecture honnête des tendances consiste à dire aux COMEX que « plus de formats » n’est pas un plan média. C’est un plan de production. Le briefing de la semaine propose une grille : quels messages méritent un film nouveau, lesquels peuvent vivre en image fixe annotée.
Les plateformes publieront encore des livres blancs sur l’attention. Notre travail, à Sète, est de dater la fatigue avant qu’elle n’arrive dans le reporting.
Mots-clés : création, social, production
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